Calendrier de l'avent du domaine public - 2014/2015

Qui s’élèvera dans le domaine public en 2018 ?
Chaque jour de décembre, découvrons le nom d’un auteur dont les œuvres entreront dans le domaine public le 1er janvier 2018.

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René Lalique

  • mardi 22 décembre 2015
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  • Dans le DP en

René Lalique (1860-1945), à la fois bijoutier et maître verrier, est une figure majeure de l’Art Nouveau, ce courant artistique qui triomphe à Paris en 1900.

Si les années 1900 marquent l’apogée de la carrière de Lalique, son parcours de créateur commence deux décennies auparavant. À seize ans, le jeune René Lalique entre en apprentissage chez Louis Aucoc, un joaillier parisien, avant de partir parfaire ses études à Londres. Après avoir travaillé pour quelques-unes des plus grandes maisons parisiennes (Cartier, Boucheron, Vever), René Lalique fonde sa propre enseigne. Il n’a alors que 25 ans !

Tout naturellement, il s’illustre d’abord dans l’art de la joaillerie, en créant des pièces résolument nouvelles. Nouvelles par leurs formes : végétaux, insectes, paons et fleurs peuplent ses créations. Il puise son inspiration dans l’art japonais, qu’il a découvert, comme de nombre de ses contemporains, à travers l’estampe et les objets d’art, introduits à l’occasion des Expositions universelles et par quelques marchands spécialisés comme Samuel Bing. Samuel Bing, pour qui Lalique a travaillé, est d’ailleurs celui qui va imposer le terme d’ « Art nouveau » en France. L’art japonais n’introduit pas seulement un nouveau répertoire iconographique, mais également une esthétique inédite, que Lalique sait parfaitement adapter au goût de son temps.

Mais le succès des bijoux de Lalique ne doit pas seulement à la beauté de leur dessin : le créateur sait surprendre en employant des matériaux jusqu’alors peu usités dans la joaillerie française, comme la corne, la nacre ou le simple verre coloré. C’est pour toutes ces raisons qu’il se verra décerner par Emile Gallée le titre « d’inventeur du bijou moderne ».

Outre les bijoux, Lalique s’illustre dans le domaine de la verrerie. Maitrisant aussi bien les processus de fabrication que l’art de composer des formes harmonieuses, il imagine des vases surprenants, qui lui vaudront encore une fois l’éloge d’Emile Gallé. Par ailleurs, Lalique ne cesse d’innover sur le plan technique et sa maison dépose en quelques années plusieurs brevets.

Si le nom de Lalique est irrémédiablement attaché à l’Art nouveau, le créateur s’est aussi illustré durant l’entre-deux-guerre, en épousant le goût esthétique nouveau communément appelé « l’art déco ». Les années 20 sont marquées par un changement esthétique et une diversification de sa production, bien que celle-ci demeure toujours liée au luxe et au prestige. On lui doit notamment les plus beaux flacons de la parfumerie française et les bouchons de radiateur pour la 5 CV Citroën sortie en 1925. Il est parmi les premiers à s’investir dans le « packaging » raffiné, conscient qu’à produit de luxe convient contenant de luxe. Enfin, comme les plus prestigieux créateurs de son temps, il s’illustre dans le décor d’intérieur, participant à la création des wagons restaurant de l’Orion Espress ou de paquebots, parmi lesquels le Normandie.

Aujourd’hui, les pièces uniques de Lalique s’envolent à des centaines de milliers d’euros en vente aux enchères. Heureusement, on peut admirer ses plus célèbres pièces dans de nombreux musées, parmi lesquels le Musée d’Orsay, les Arts Décoratifs ou encore le Musée Gulbenkian de Lisbonne. La maison Lalique, quant à elle, existe toujours.

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