Calendrier de l'avent du domaine public - 2014/2015

Qui s’élèvera dans le domaine public en 2018 ?
Chaque jour de décembre, découvrons le nom d’un auteur dont les œuvres entreront dans le domaine public le 1er janvier 2018.

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Jun’ichirō Tanizaki

  • samedi 12 décembre 2015
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  • Dans le DP en

Seul écrivain japonais publié à La Pléïade chez Gallimard, la provocation est sans doute le terme qui caractérise le plus cet auteur de la littérature japonaise,né le 24 juillet 1886 et mort le 30 juillet 1965 à Tokyo.

Roman,nouvelle,théâtre, cinéma : la palette de son œuvre est grande, souvent à contre-courant et lui valent de nombreuses critiques, la presse allant jusqu’à traiter ses écrits d’immoraux ou pervers. On retrouve à travers son œuvre sadomasochisme, homosexualité, désir physique faisant fi des valeurs morales ou religieuses . C’est pourtant ce qui en fait aujourd’hui sa renommée.

En 1898, à l’âge de douze ans, il écrit ses premières nouvelles. A partie de 1910, il publiera des textes dans une revue créée avec des amis Shinshichô à un rythme très soutenu : il est alors reconnu grâce à son audace et son écriture.

Dès 1911, il connaît sa 1e censure il subit sa première censure pour son texte Hyôfû qui étudie la question du désir sexuel chez les jeunes. Les écrits de Tanizaki seront désormais étroitement surveillé.

“Je crois que le beau n’est pas une substance en soi, mais rien qu’un dessin d’ombres,qu’un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses.”L’éloge de l’ombre

Entre conservatisme et provocation

Son œuvre reflète son intérêt à la fois pour l’occident, découvert en côtoyant son voisinage dans la ville de Yokohama, et son attachement à l’exotisme japonais.L’image de la femme occidentale l’attire et se reflète dans ses œuvres d’alors,démontrant sa fascination pour le femme en général.

Lorsque la ville de Tokyo est détruite en 1923 par un tremblement de terre et que Tazinaki son rapport au monde en est bouleversé, échappant lui-même à lamort. Il opère alors un retour à la culture japonaise marqué à travers trois ouvrages :l’essai Éloge de l’ombre (1933), la traduction de Dit du genji et son chef-d’œuvre : Quatre sœurs
Nouvelle censure : ce dernier est par ailleurs interdit au Japon durant la guerre (il a fallut attendre la fin de la guerre pour publier) pour manque de patriotisme.

Tanisaki ne s’interdit alors aucun tabou, allant jusqu’à publier des ouvrages extrêmement provocateurs sur, par exemple, les relations hommes-femmes, l’image de la femme, sur la beauté esthétiques des corps, la déchéance, l’impuissance mais aussi la vieillesse et la mort.

Dans la seconde partie de sa vie, Tanizaki a contribué à la diffusion du roman fleuve du domaine public japonais (datée du XIe siècle) Dit du Genji, publié en 1941 dans une version traduite et modernisée. Là encore la critique fut féroce.

Liens externes


Article Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jun%2...


Domaine public

Disparu en 1965, Tanizaki entre bien dans le domaine public cette année : au Japon les droits patrimoniaux expirent au terme de 50 ans. Le Japon n’étant pas un pays membre de l’Union Européenne, la durée restreinte est applicable en France.


C'est permis !

De nombreux films de fiction ont été réalisés à partir des œuvres de Tanizaki, désormais c’est l’ensemble de son œuvre qui pourra être mise en image et adaptée.


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