Calendrier de l'avent du domaine public - 2014/2015

Qui s’élèvera dans le domaine public en 2018 ?
Chaque jour de décembre, découvrons le nom d’un auteur dont les œuvres entreront dans le domaine public le 1er janvier 2018.

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Henri Manuel

  • dimanche 24 décembre 2017
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  • Dans le DP en 2018

Henri Manuel, né le 24 avril 1874 à Paris et décédé le 11 septembre 1947 à Neuilly-sur-Seine, est un photographe portraitiste français.

En 1900, Henri Manuel ouvre à Paris avec son frère Gaston (1881-1967) un studio d’art spécialisé dans le portrait. Très vite il photographie les personnalités du monde de la politique, des arts, du spectacle et des sports. Ses portraits sont peu à peu utilisés par la presse quotidienne et, en 1910, il crée un service de presse chargé de les commercialiser : l’Agence universelle de reportage Henri Manuel. En 1923, avec Jacques-André Boiffard et Man Ray, il illustre la première édition de Nadja d’André Breton publié dans la collection blanche chez Gallimard

En 1925, Henri Manuel loue un immeuble au 27, rue du Faubourg Montmartre. Sur cinq étages, il installe ses ateliers, ses laboratoires et ses services commerciaux. Pour rentabiliser son affaire il diversifie sa production, travaille pour la mode et photographie les robes et les ensembles de Chanel, Lanvin, Patou, Poiret, Schiaparelli… Pendant l’entre-deux-guerres, il est le photographe le plus prolifique dans le secteur de la mode ; il travaille alors pour trente revues de mode. Dans les années trente, comme nombre de ses confrères, il s’ouvre à la photographie publicitaire.

Ses relations avec les membres du gouvernement et des différents ministères qui viennent se faire portraiturer dans son studio ont certainement favorisé l’obtention d’importantes commandes institutionnelles entre 1921 et 1932 notamment des reportages sur les hôpitaux ou de grande campagne photographique sur les prisons. Ce dernier reportage se caractérise par son ampleur, son exhaustivité, sa volonté de montrer que la prison n’est pas seulement un lieu de détention/punition, mais aussi de rachat par le travail.

Le studio est mis sous séquestre pendant la seconde guerre mondiale. Victime des lois raciales, Henri Manuel se voit contraint en 1941 de vendre son affaire à l’un de ses collaborateurs, Louis Silvestre. En 1946, le Tribunal civil de la Seine annule cette vente, Henri Manuel récupère son affaire mais meurt l’année suivante. La majorité de ses clichés ont été détruits, un grand nombre (environ 261000) ayant même été vendus pour la récupération du vieux verre. Quelques 500 plaques achetées par l’Etat en 1988 sont conservées aux Archives photographiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine).

Domaine public :
Les photographies de personnalités de Henri Manuel sur Gallica :
Vie quotidienne dans les établissements pénitentiaires et les pratiques professionnelles entre les deux guerres (1918-1939), parcours thématique du Centre de Ressources sur l’Histoire des Crimes et des Peines École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) : http://www.enap.justice.fr/histoire/presentation

Sources :
Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Manuel
Françoise Denoyelle, « Le studio Henri Manuel et le ministère de la Justice : une commande non élucidée », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière » [En ligne], Numéro 4 | 2002, mis en ligne le 18 mai 2007, consulté le 06 décembre 2017. URL : http://rhei.revues.org/56


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